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Peut on être une femme de couleur (noire, blanche ou tout ce que vous voulez) et

La secrétaire d’État pour l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a réagi sur Twitter à la polémique concernant Sibeth Ndiaye, conseillère en communication de l'Élysée qui, dans un SMS, a écrit à un journaliste“Yes, la meuf est dead”, après la mort de Simone Veil, a révélé mercredi le Canard Enchaîné.

“La violence en politique commence par le cyber-lynchage et étrangement, cible davantage les femmes”, a-t-elle ainsi dénoncé, mercredi, sur le réseau social, avec les hashtags “sexisme” et “racisme”.

Dans une interview accordée au JDD, la secrétaire d'État se disait, elle aussi, victime de “bashing” et dénonçait le sexisme et le mépris de classe qu'elle subit depuis sa nomination au gouvernement. 

Rien ne justifie la violence dans une démocratie, que cette violence soit physique ou verbales.
Ces derniers mois, les exemples de violences envers les politiques, qu'ils soient enfarinés (Francois Fillon) ou giflés (Manuel Valls) ou plus violement pris à parti (N.K.M. ou Laurianne Rossi), se sont multipliés.

Ils sont la cause d'abord de la bêtise humaine ensuite du laxisme généralisé  (on brûle des policiers en toute impunité ) et enfin du comportement des politiques eux-mêmes (cf l'excellent article de Philippe Bilger "Des députés comme tout le monde").

Dans le cas de Sibeth Ndiaye, l'origine de la violence est dans son SMS. Ça ne justifie pas la violence en retour mais ça l'explique.
Ce qui est critiqué ici ce sont ses propos. Ce qui est attaqué ce n'est pas sa couleur de peau ou son genre, c'est sa connerie. Le procès en racisme ou misogynie est trop facile.

On peut être une femme noire est dire des conneries voir être une conne. Marlène Schiappa est une femme, ministre, de peau blanche, rien d'incompatible avec la connerie.

J'ai lu cet été : Le livre noir du communisme

Pourquoi les hommes mettent-ils en place des régimes qui les détruisent ? À l'origine de la révolution bolchevique de 1917, il y eut en effet une utopie et un idéal de justice et d'égalité... Alors comment ce rêve de liberté et de fraternité a-t-il pu engendrer l'un des pires systèmes totalitaires et le règne de la terreur ? Comment une idéologie a-t-elle inspiré une machine à briser, à intimider, à asservir, et entraîné des génocides de masse ?
Un siècle ou presque aura été nécessaire pour admettre l'étendue des crimes communistes et dresser le bilan de la tyrannie de Lénine et Staline, reproduite ensuite par Mao, Ho Chi Minh ou encore Castro. Le rejet de ce système par la plupart des peuples concernés, l'ouverture des archives, le témoignage des survivants ont permis à une équipe d'historiens d'établir cet inventaire de la persécution, de la déportation, de la famine organisée et du massacre d'État.
LE livre de référence établi par des spécialistes.

Biographie de l'auteur

Directeur de recherches au CNRS, Stéphane Courtois dirige la revue Communisme et a dirigé l'édition du Dictionnaire du communisme. Agrégé d'histoire, directeur de recherche au CNRS-Institut de l'Histoire du temps présent, Nicolas Werth, spécialiste de l'URSS, est notamment l'auteur d'une Histoire de l'Union soviétique. Ancien membre-fondateur des Cahiers Georges Sorel (devenus Mil neuf cent) Jean-Louis Panné est l'auteur d'une biographie de Boris Souvarine dont il fut le secrétaire. Décédé en 2004, Karol Bartosek fut chargé de recherche au CNRS, directeur de la revue La Nouvelle Alternative, et l'auteur des Aveux des archives, Prague-Paris-Prague. Spécialiste de l'Asie, lauréat du Prix Augustin Thierry, agrégé d'histoire, Jean-Louis Margolin est maître de conférence à l'université d'Aix-Marseille. Directeur du département d'histoire contemporaine à l'Académie polonaise des Sciences, Andrzej Paczkowski est membre de l'Institut de la mémoire nationale.
Avec la collaboration de Rémi Kauffer, Pierre Rigoulot, Pascal Fontaine, Yves Santamaria, et Sylvain Bouloque.

Les cocus du macronisme (début d'une longue série) - Épisode 1

L'Etat a décidé d'annuler par décret plus de 300 millions d'euros de dotations aux collectivités locales, comme le prouve le texte ci-dessous déniché par Méchant Réac. Emmanuel Macron avait pourtant promis le 17 juillet, lors de la Conférence nationale des territoires au Sénat, de ne pas toucher aux crédits alloués aux collectivités locales.

Je ne suis pas contre mais je m'interroge sur le procédé. J’avais cru comprendre que l’on faisait de la politique autrement.

Quand aux élus locaux, qu’ils se débrouillent pour boucler le budget de fin d'année ! Les maires des petites communes me comprendront.

JORF n°0169 du 21 juillet 2017
texte n° 22

Décret n° 2017-1182 du 20 juillet 2017 portant ouverture et annulation de crédits à titre d'avance

Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l'action et des comptes publics,
Vu la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 modifiée relative aux lois de finances, notamment ses articles 13 et 56 ;
Vu la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016 de finances pour 2017 ;
Vu l'avis de la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire de l'Assemblée nationale en date du 18 juillet 2017 ;
Vu l'avis de la commission des finances du Sénat en date du 19 juillet 2017 ;
Le Conseil d'Etat (section des finances) entendu,

Décrète :

Article 1: Sont ouverts à titre d'avance, pour 2017, des crédits d'un montant de 2 809 317 249 € en autorisations d'engagement et de 3 041 541 372 € en crédits de paiement applicables aux programmes du budget général mentionnés dans le tableau 1 annexé au présent décret et inscrits sur des titres autres que celui des dépenses de personnel.

Article 2: Sont annulés à cette fin, pour 2017, des crédits d'un montant de 2 809 317 249 € en autorisations d'engagement et de 3 041 541 372 € en crédits de paiement applicables aux programmes du budget général mentionnés dans le tableau 2 annexé au présent décret et inscrits sur des titres autres que celui des dépenses de personnel.

Article 3: Le ministre de l'action et des comptes publics est chargé de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 20 juillet 2017.

Edouard Philippe

Par le Premier ministre :

Le ministre de l'action et des comptes publics,

Gérald Darmanin

Le C.S.A. rêve-t-il d’un retour à la bonne vieille censure de l’O.R.T.F. ?

Je n’ai pas honte de le dire : j’aime bien Hanouna ! Certes, j’ai détesté la séquence au cours de laquelle il « a eu recours à de nombreux clichés et attitudes stéréotypées sur les personnes homosexuelles » (pour reprendre les termes du CSA). J’ai assisté, comme nombre de téléspectateurs, à ces échanges qui n’étaient ni drôle, ni juste. En regardant ces séquences, alors que je ne suis pas un professionnel de la télévision, j’ai tout de suite compris qu’on assistait à un dérapage en direct. Pourquoi personne (ses chroniqueurs pendant les pauses publicitaires ou le rédacteur en chef de l’émission en régie ne sont-ils intervenus pour lui dire d’arrêter ?). La chaine devait être sanctionnée. Elle l’a été. Sévèrement. Justement. 

Depuis il s’est excusé, il a reconnu ses erreurs. 
Hanouna est à la télévision ce qu’a été Christophe Dechavanne dans les années 1990. C’est le dernier animateur à faire des émissions en direct. C’est le dernier à inventer des concepts. Pas toujours de bon goût.
Mais pourquoi cet acharnement contre l’animateur de C8 de la part du CSA ?

Olivier Schrameck est président de l’instance de contrôle de l’audiovisuelle depuis en janvier 2013, nommé par le président François Hollande. Homme de gauche, Olivier Schramek est un haut fonctionnaire, dans « l’ombre des cabinets ministériels » (Dans l'ombre de la République : les cabinets ministériels, Dalloz, Paris, 2006) depuis 1981. Vincent Bolloré est un industriel et homme d’affaires français, président du groupe Bolloré, proche de Nicolas Sarkozy. Jusque-là, le conflit a toujours tourné à l’avantage de l’industriel.

Mais appartient-il au président du CSA d’utiliser l’instance qu’il dirige pour régler ses comptes ? Permettez-moi d’en douter.

Dans un article intitulé, « A quoi sert le C.S.A. ? », l’avocat G.W. Goldnadel répond : « Il ne sert pas à surveiller les dérapages des gangsta’ rap tels qu'on peut les voir quotidiennement sur les vidéos-clips des chaînes musicales où, en boucles, nos jeunes admirent des caïds de banlieue idéalisés ridiculiser des flics détestables ou se pavaner aux côtés de créatures ravalées à l'état de marchandises. Il est vrai que peu de ligues féministes ne doivent souvent s'en effaroucher, réservant leur ire vigilante aux vieux mâles blancs tellement plus haïssables. » Et de compléter dans un article, « Angot, dérive de l'émission politique : L'étrange silence du CSA » :  

 

« Depuis que le service public audiovisuel de l'information est impunément aux mains de l'idéologie gauchisante, il n'est nul besoin pour un cabinet noir d'avoir à insister pour répandre quelques informations désagréables pour l'adversaire, l'assistance sera empressée autant que mécanique.
 
Ainsi on peut s'étonner que David Pujadas, ordinairement mieux inspiré, ne se soit soucié que de faire taire le public mais jamais d'installer un dialogue entre Christine Angot et François Fillon. Madame Angot refusant explicitement de débattre et installant une atmosphère de tribunal révolutionnaire devant des téléspectateurs encore sidérés de tant de violence et de parti pris.
 
(…)
 
Aujourd'hui, voilà le tranquille Jean-Pierre Pernaut de TF1, morigéné pour avoir, entre un sujet sur les SDF et un autre sur les migrants osé lancer : « Voilà, plusnde places pour les sans-abri, mais en même temps les centres pour migrants continuent à ouvrir partout en France ».
 
On avait connu pire insanité nullement sanctionnée. L'appel de Ruquier à assassiner un président américain. Ou ces phrases dénoncées au CSA par l'un de mes correspondants qui m'a demandé de m'en saisir.
 
Nous sommes le 24 novembre. Mon correspondant, fondateur d'un des plus importants instituts de sondages, est dans sa voiture à écouter France Inter. Il est 11h30. Parmi quelques saillies : à propos des candidats Fillon et Poisson : « pour prouver lequel des deux est le plus catholique, ils vont se faire sucer par des gosses ».
 
Et encore : « … C'est comme le ver solitaire, quand on a fait le con pendant cinq ans, il part du Fillon quand tu arrives à chier ».
Le citoyen-auditeur-contribuable de cette radio de service public a recommandé son courrier au président du CSA qui ne lui en a pas encore accusé réception après quatre mois. Sans doute considère-t-il qu'à 11 heures et 30 minutes du matin il était impossible qu'un enfant écoute la première antenne radiophonique nationale ».
 
Quel avenir pour la haute autorité audiovisuelle ?

Les mots ont un sens : comment sommes-nous passés de « moraliser la vie politiqu

La presse, les think-tanks parlent dans leurs articles plus facilement de « moraliser la vie politique » (Iref, Le Monde, Capital, FranceInfo, Libération…). Quelques jours avant sa retraite politique, le député René Dosière enregistre une proposition de loi « de moralisation de la vie politique ».Pour autant, pendant la campagne présidentielle, Emmanuel MACRON (page 26) s’engage à présenter plusieurs textes visant à « moraliser la vie publique » afin de "renforcer le lien qui existe entre les citoyens et leurs représentants".
En substituant le terme de « vie publique » à « vie politique », Emmanuel MACRON (et la classe politique dans son ensemble) semble élargir le champ d’action du futur texte. En fait, « vie publique » s’oppose à « vie privée ». Tout citoyen a (ou devrait) avoir une « vie politique » (dans le sens grec du terme) mais n’a pas forcément une « vie publique ». D’autre part, en faisant disparaitre le terme « politique », le législateur éloigne le sentiment populaire du « tous pourris ».
Présentée le 14 juin en Conseil des ministres et déposée le même jour devant le Sénat, le ministre de la Justice, M. François BAYROU, présente un projet de loi organique et un projet de loi ordinaire « rétablissant la confiance dans l'action publique ».
La rédaction du texte appelle plusieurs réflexions. En premier lieu, il s’agit de rétablir la confiance. La confiance a été « perdue » il faut la retrouver. En second lieu, les citoyens n’auraient pas perdu confiance dans la vie publique (le terme politique disparaît définitivement) mais dans l’action publique. L’analyse du rédacteur de la loi est juste. Les Français reprochent les agissements de leurs représentants et non l’environnement dans lequel ils évoluent.
Le rapporteur de la commission des lois du Sénat ayant rappelé qu'une trentaine de lois relatives à la régulation de la vie publique avait déjà été adoptée depuis 1985, la commission a souhaité retenir un intitulé plus sobre et le 13 juillet 2017, le Sénat adopte un projet de loi organique et un projet de loi ordinaire intitulés  « pour la régulation de la vie publique ».
En effet, pour la commission sénatoriale, s’est dite surprise voir « heurter » par les expressions de « moralisation de la vie publique » et de « rétablissement de la confiance dans l'action publique » employées dans les intitulés comme dans les exposés des motifs du texte gouvernemental. D’abord elles sont susceptibles, nous dit le rapporteur, de « donner lieu à des interprétations inappropriées » (suivant ainsi l’avis du Conseil d’Etat du 12 juin 2017). Ensuite, ces expressions accréditeraient l'idée selon laquelle rien n'a été fait depuis des années pour réguler l'action publique. Effectivement, depuis 1985, une trentaine de lois ont été adoptées (cumul des mandats, financement des partis politiques, lutte contre la corruption, transparence de la vie publique, encadrement de l'exercice des mandats électifs). Enfin, du précédent constat, les sénateurs invitent les rédacteurs du texte de loi, à l’humilité « qualité qui fait cruellement défaut (…) à l'intitulé des deux projets de loi. »

L’aveuglement sénatorial est flagrant. Les sages du palais du Luxembourg considèrent que la confiance n’est pas perdue et seuls des ajustements sont nécessaires. En rétablissant la notion de « vie publique », ils n’incriminent pas l’action en elle-même (responsabilité active et personnelle) mais mettent en cause une responsabilité passive et collective (c’est l’environnement dans lequel ils évoluent qui est la cause des dérives : le fameux « système »).

Le 20 juillet 2017, la commission de l’Assemblée nationale présente les deux textes, organique et ordinaire, sous l’intitulé «  pour la confiance dans la vie publique. »
 
Les députés adoptent une position intermédiaire. Plus jeunes (en âge, en expériences politiques) et plus près de leurs électeurs, ils ont consciences qu’il y a une perte de confiance. Par contre, la responsabilité est collective. Le système a perverti leurs prédécesseurs. Les nouveaux élus (de tout bord) se déclarent tous antisystème.
 
Bien sûr, à la fin ce qui comptera ce sera le texte. Mais cette volonté des hommes politiques de peser chaque mot doit nous appeler à la plus grande vigilance. Je reviendrai régulièrement sur l’évolution des termes employés par nos représentants avec l’espoir d’avoir enfin une loi portant sur « la moralisation de l’action politique » !
Méchant Réac ! le site